Archives de la PROVINCE

EIN KAREM

4 mois d'expérience de Suzanne en Israël. (Juillet 2003)

Extraordinaire ! Quelle expérience ! Oui, elle sort de Suzanne à Jérusaleml'ordinaire….
J'ai passé 4 mois dans cette ville trois fois sainte JERUSALEM de février à juin 2003. Tension dans le pays, tension internationale ( guerre d'Irak) .

Le " vécu hôtelier " se fait dans la communauté des Sœurs de Notre Dame de Sion et du Chemin Neuf à Ein Karem ( 7 Km de Jérusalem) petit village de la visitation de MARIE à ELISABETH. Là, je suis " volontaire ", c'est à dire je suis inscrite sur le planning du travail quotidien. Rien de bien sorcier. Système courant dans ce pays : vous vous mettez au service d'une organisation, d'une communauté, d'une collectivité ( hôpital, maison d'enfants, établissement recevant des touristes…. Quand il y en a) ou autres. Pas besoin de formation spéciale, pas de limite d'âges, de sexe, etc ;.. Si vous baragouinez un peu l'anglais, c'est mieux, c'est tout ! !

Le " vécu intellectuel " ! Quelle joie ! C'était la motivation fondamentale de ce séjour : 4 mois au pays de la Bible, avec la découverte des traditions juives,Le mur à Jérusalem à ECCE HOMO. Je ne suis pas religieuse, pas experte en lecture biblique, je n'ai même aucune formation dans ce domaine, seulement " des restes de catéchisme " comme une éponge avide de boire toute l'Eau qui est présentée. Cours sur " l'Accomplissement des Ecritures ", " l'Exode ", " St Paul " , "Les Prophètes " mais aussi :" Lecture juive de la Bible ", " Le Peuple juif Baptême à Nazarethet ses Saintes Ecritures ", " le développement de la pensée juive " etc… donnés par de grands Maîtres, biblistes ou exégètes, prêtres ou Rabbins. Tous les cours sont en lien les uns avec les autres. On a surfé, on a voyagé dans le merveilleux LIVRE. Les Traditions juives m'ont donné et rendu un JESUS réel, pas un fantôme plus ou moins dépoussiéré . Il est là. Il vit ici. A Nazareth, à Bethléem, dans les grottes de St Jean du Désert, sur le chemin d'Emmaüs , via Dolorosa, au St Sépulcre mais aussi chez les personnes juives qui nous ont fait partager leur repas, l'entrée en Sabbat, les fêtes de Pessah, Pourim, leurs prières dans leurs synagogues … Leur vie quoi ! !

Je voulais apprendre et j'ai appris " autre chose " Je suis partie en " dimanche intellectuelle ", je reviens en " CHEMIN SPIRITUEL ". Une aventure qui continuera toujours. J'ai eu la chance d'avoir su saisir cette chance offerte par les Sœurs de Sion. MERCI

Suzanne de Gémenos.

ISTANBUL

Session des jeunes Soeurs de Roumanie ( Version roumaine) (1-10 août 2003)

«Apostolii s-au adunat la Isus si i-au povestit toate câte au facut si ce au învatat. El le-a spus: “ Veniti voi singuri, într-un loc retras, si odihniti-va putin”; pentru ca multi veneau si plecau si nu aveau timp nici macar sa manânce. Au plecat cu o barca spre un loc retras, ei singuri.»
(Mc6,30-32)

Acest text evanghelic exprima bine experienta pe care am trait-o în Istanbul, în perioada 1-10 august 2003, în timpul sesiunii de formare, de fapt, “drumul de Emaus”, pentru surorile cu voturi temporare din România.
La fel ca si apostolii,ne-am adunat din diferite colturi ale lumii: Ecaterina si Iuliana au venit din Israel, comunitatea din Ein Kerem, Cristina din Iasi iar Maricica si Iulia desi au venit din România purtau în ele impresiile unor proaspete experiente internationale în Berba si Worthing.
Iata, asadar, A Istanbulocazia de a ne revedea si a împartasii din bogatia experientelor traite.
Alaturi de noi au fost câteva surori, care au pregatit programul acestor zile si ne-au ajutat sa reflectam asupra vietii noastre ca membre ale Congregatiei: Bernadette Lynch , Aracely si Agnes, care împreuna cu Monique si Isabelle ne-au fost gazde primitoare în Liceul “Notre Dame de Sion” din Istanbul.
O alta sora care a parcurs mii de km. ca sa fie alaturi de noi, a fost Magda din Lyon. Ea ne-a daruit atât de mult din bogatiile spirituale, de cunoastere si de frumos pe care le poseda! Datorita ei, “Sf. Sofia” sau Muzeul “Saint Saviour in Chora” au devenit pentru noi, adevarate locuri de pelerinaj si am putut vedea cele mai frumoase mozaicuri din lume.

Cele zece zile din “drumul de Emaus” au trecut foarte repede, programul fiind diversificat si destul de încarcat. Momentele de solitudine si rugaciune au alternat cu cele lucru în grup dar si cu momente de destindere, în diferite locuri cu încarcatura spirituala din Istanbul.

În reflexia noastra, primul loc l-a avut, asa cum se cuvenea, Cuvântul Sf. Scripturi dar si Constitutiile si totul a fost pus în relatie cu viata de zi cu zi a fiecareia dintre noi si cu realitatile timpului nostru.
Tot ceea ce am primit si am împartasit de-a lungul acestor zile constitue o hrana întaritoare ce ne da curajul sa mergem înainte, asemenea discipolilor din Emaus care, dupa ce l-au recunoscut pe Domnul cel Înviat s-au întors cu bucurie la fratii lor lor din Ierusalim ca sa fie apostolii Învierii.
Avem pentru toti aceia care au facut posibila aceasta sesiune, care ne-au primit în casa lor, ne-au încurajat si ne-au daruit ceva din ei însisi, un gând de recunostinta si o rugaciune catre Tatal Ceresc care stie sa rasplateasca pe toti cei care fac bine în numele Sau!

IULIA ( Iasi)

Version française de la rencontre des jeunes soeurs. (1-10 août 2003)

“Les apôtres se réunirent auprès de Jesus et ils lui rapportèrent tout ce qu’ils avaient fait et tout ce qu’ils avaient enseigné. Alors il leur dit: « venez vous-mêmes à l’écart, dans un lieu désert, et reposez –vous un peu » … Ils partirent donc dans la barque vers un lieu désert, à l’écart.”
(Mc6,30-32)

Ce texte évangélique exprime bien l’expérience que nous avons vécue à Istanbul, du 1er au 10 août 2003, durant la session de formation, en fait, “ Le chemin d’Emmaus ”, pour les soeurs de Roumanie de voeux temporaires.

Comme les apôtres, nous sommes venues des différents coins du monde: Ecaterina et Iuliana sont venues d’Israel , de la communauté d’Ein Karem, Cristina de Iasi. Quant à Maricica et à Iulia, même si elles sont venues de Roumanie, elles portaient en elles-même les fraîches impressions des expériences internationales à Berba ( Egypte) et Worthing ( Angleterre) .
Voilà donc, l’occasion de se revoir et de partager la richesse des expériences vécues!

Avec nous il y a eu quelques soeurs qui ont préparé le programme pour ces jours et qui nous ont aidés à réfléchir sur notre vie comme membres de la Congrégation: Bernadette Lynch, ( du Conseil général) , Aracely (de Tunisie) et Agnès (d'Istanbul) , qui avec Monique et Isabelle nous ont reçues avec toute l'hospitalité, dans le Lycée “Notre Dame de Sion” d’Istanbul.
Une autre soeur qui avait parcouru quelques milles Km.pour être avec nous, ça été Magda de Lyon. Elle nous a partagé tant de richesses spirituelles, de connaissances et son sens et son goût pour la beauté! Grâce à elle, “Sainte Sophie” ou le Musée de Kariye Cami , connu aussi sous le nom de “Saint Sauveur in Chora” sont devenus pour nous de vrais lieux de pélerinage et nous avons pu voir les plus belles mozaiques du monde.

Les dix jours de notre Chemin d’Emmaus ont vite passé, le programme étant aussi varié que chargé. Les moments de solitude et de prière étaient alternés avec des moments de travail dans le groupe mais aussi avec des moments de détente, dans différentes lieux avec toute la richesse spirituelle d’Istanbul.
Dans notre réflexion, la première place a été donnée, comme il le fallait, à la Parole de l’Ecriture mais aussi aux Constitutions et tout a été mis en relation avec la vie quotidienne de chacune de nous et avec les réalités de notre temps.

Tout ce que nous avons reçu et partagé pendant ces jours, constitue une vraie nourriture qui nous donne le courage d’aller plus loin, De même que les disciples d’Emmaus qui après avoir reconnu le Seigneur ressuscité, rentrent à Jérusalem pour être les apôtres de la Résurrection, ainsi, nous-mêmes, nous sommes retournées dans les différents pays d'où nous venions et où nous sommes appelées.
Nous avons pour toutes celles qui ont rendu possible cette session, qui nous ont accueillies dans leur maison, qui nous ont encouragées et nous ont donné quelque chose d’elles-même, une pensée de reconnaissance et une prière auprès du Père Céleste qui sait remercier tous ceux qui font le bien en son nom.

Iulia ( Iasi)

ECCE HOMO

La récolte des olives. Article envoyé par Rita ( Décembre 2003)

Nous avons eu la chance de participer au Festival de la récolte des olives , début novembre à Bethléem , place de la Mangeoire. Nous sommes allées à plusieurs avec des étudiants du Programme biblique , à cette manifestation qui n'avait pu se dérouler les deux dernières années à cause des couvre-feu imposé à la ville. C'était merveilleux de voir la détermination des gens à préserver leur culture et à célébrer leurs traditions palestiniennes. C'était un événement tellement formidable de voir jeunes et vieux entrer dans l'esprit de la fête.
L'olivier avec ses fruits abondants a joué un rôle important dans la vie du bassin méditerranéen depuis des milliers d'années. L'olivier " Olea europaea " poussait dans l'île de Crète et en Syrie 3500 ans avant J.C. On pense que de là, sa culture se répandit en Grèce, à Rome et ailleurs en Méditerranée. L'huile d'olive était un luxe très prisé dans la Grèce ancienne et chez les Romains vers 600 avant J.C. ( L'olivier était considéré comme un symbole de régénération et de paix, remontant à l'histoire de Noé qui reçut de la colombe une branche d'olivier comme signe de nouvelle vie.
Un trait caractéristique ici dans le pays , c'est que l'olivier à cause de sa robustesse , est devenu une i mage de hardiesse et d'endurance. Sur les quelques 800 millions d'oliviers cultivés dans le monde, 700 millions le sont dans le Bassin méditerranéen, les autres ont été transplantés en Californie, Australie et Afrique du Sud. Parmi des milliers de variétés, un des avantages de l'olivier, c'est qu'il peut tolérer des périodes de 5 ou 6 mois de sécheresse en été. Avec une espérance de vie de 500 ans, les oliviers ont toujours été placés quelque part entre nourriture et médecine. En Palestine, la production d'olives et d'huile d'olives, représente 13% du revenu national par personne. En plus de ses qualités nutritionnelles, l'olivier joue un rôle inestimable dans la production de savon et de détergents. Il y a 421 000 dunams plantés d'oliviers dans les Territoires et chaque dunam comprend 20 arbres. Depuis le commencement de l'Intifada, 46 733 dunams de plantation ont été déracinés dans le district de Bethléem ( 331 000 dans les Territoires). La plupart des arbres déracinés étaient de oliviers. Non seulement de nombreux arbres et vergers ont été détruits, mais avec la construction du mur de séparation, on va perdre beaucoup plus. Le mus est construit sur un sol appartenant aux Territoires et il sépare les uns des autres des villages palestiniens. Plusieurs groupes, dont " Rabbins pour les Droits humains ", protestent contre la construction de ce mur, pour des raisons humanitaires. Récemment, ils sont venus prêter assistance à des villageois pour la cueillette de leurs olives et même ils ont été attaqués par des colons . Ces évènements dont nous sommes témoins, nous rappellent ce passage du Deutéronome Ch. 24 v. 21. " Lorsque tu gauleras ton olivier, tu n'iras rien y chercher ensuite. Ce qui restera, sera pour l'étranger, la veuve et l'orphelin. "

Rita Kammermayer ( de la Communauté de l'Ecce Homo)